BAL MASQUÉ DES PASSIONS
21 août 2026 par vincent
Braver la fougue des contestations, défiances engagées devant l’émergence de nouvelles générations. Faire de la révolution une affirmation sur un million de divers fronts.
Pas nécessairement pour entonner nos revendications personnelles, mais dans l’objectif de prouver que nous existons, là ici-bas.
J’ai essayé de nager vers la surface, je voulais respirer le même air qu’elles.
Exister c’est payer, payer chaque émotion facturée, l’offre et la demande en seront assurées. Exaspéré et tourmenté par ces amours tarifés, j’aimerais m’en évader, m’en extirper et savourer l’extase d’une galipette, sensuelle amourette non tarifée.
Supplices millésimés d’amères larmes, figé par elle, je ne léchais encore que de sombres flammes. Tourments satinés de jolies femmes, je ne caresse qu’une esquisse de drames.
Automédication par de l’émotionnelle scarification, c’est comme si mes sentiments parcouraient un millier de champs minés, où mon cœur s’est fait mutiler inlassablement.
Le glas résonne dans mon âme à travers les charmes, inatteignables, de cette jeune et jolie dame. Poison vénal, poison fatal, la lame à double tranchant de cette jeune femme en est la triste trame.
Envie de mourir, envie de toiser ces furieux verbes de la violence et des excès. Jouissance à travers ma souffrance, unique vestige palpable des émotions qui me sont accessibles…
M’immoler dans ce brasier avec résilience, d’une nonchalance limite déstabilisante aux yeux des vivants… Le vent lacère mes globes oculaires, mon saignement lacrymal devient une profonde éjaculation… Envie de brûler, envie d’embrasser l’abîme, provocateur dans cette douce démence lorsque je caresse ce glacial néant, purgatoire frigorifique des sentiments déchus. Sans la présence étincelante de la déesse somptueuse… Ma belle promesse de l’excellence… Elle a la jouvence de toutes les intrigantes. Elle a la beauté fraîche, légère et parfumée. Elle symbole d’innocence, sensuelle indolence. Tous mes sentiments s’égarent dans un labyrinthe de contredanses, tous, tous azimuts, perdus au bal des contre-sens.
Baiser de l’insolence, brasier de l’intolérance.
Plaisirs de sa chair, fraîche et parfumée d’innocence. Plaisirs de sa chair, ivresses et confusions, perfusion dans tous mes sens. Plaisirs de sa chair, je suis immolé par ma faiblesse.
Plaisirs de sa chair, je suis troublé par la tendresse et l’insolence de sa beauté foudroyante.
Plaisirs de sa chair, mon Dieu, plaisirs de sa couche charnelle et si sensuelle.
Plaisirs de sa chair, je me résous à incliner mes prières, à endeuiller mes pensées et à faire taire mes belles promesses. Plaisirs de sa chair, au plaisir de lui déplaire. Elle qui est une quintessence alors que je ne reste qu’une poussière d’espérances.
Au cœur de mon âme, il y a cette petite lueur, celle en péril sur un fil qui se fane.
Prisonnier de ‘la’ distance entre la délicieuse et si jolie princesse face à mon apparente déchéance… Elle ne me verrait autrement qu’une vision de l’Apocalypse.
Mon cœur lui, il confesse, il courbe l’échine telle une éclipse… Mélancolie et résilience…
Alors qu’elle incarne l’église de mes solstices. Alors qu’elle est le symbole d’une sulfureuse prêtresse au sein de mes désirs. Alors qu’elle y embrasse et qu’elle y embrase l’ensemble de mes prières d’érotismes, des prières atteignant plusieurs paroxysmes… Je me laisse et je m’oublie, puis je me meurs parmi la cacophonie d’une danse aux mille et une offenses…
Mon être vacille devant sa magnificence, cette fille a le don d’en envoûter beaucoup, d’ailleurs combien sommes-nous à suivre son parfum ?… Arôme des dieux, senteur des Cieux… Je contemple sentimentalement la finesse de ses mains d’argile… Ses petites mains de fée, des mimines de pianiste…
Pourtant je suis conscient que cette belle fée incarnera l’emblème d’une orgie festive, là où les péchés ne sont rien de moins qu’un savoureux dessert. Ma jolie pianiste va orchestrer des requêtes les plus désolantes, les plus navrantes et les plus déshumanisantes.
Ses mains joueront une mélodie d’égo aux rustres attardés. Volonté de rustres friqués pour lesquels ces jeunes personnes si charmantes ne sont que de momentanés jouets.
Ma jolie fée toute belle, tant immaculée de splendeur, de ravissante beauté, souillée par ces messieurs qui facturent, qui ont organisé le buffet. Ma jolie princesse va y être détériorée.
Dégueulassée par des apollons parce que ces derniers ont payés. Ils payent, donc ils existent… Je ne paye pas donc je n’existe pas. Je n’ai jamais existé… Ils la souilleront sans état d’âme, pendant que mes larmes asphyxieront ma flamme. Pour elle rien n’est différent, car elle ne connait que la vie de consommatrice, habituée à jouer la transaction des achats compulsifs.
Plaisirs de sa chair, sa robe laisse transpirer son décolleté, si beau, si délicat… Elle dévoile indirectement par une démarche d’intrigante sulfureuse, pour ces messieurs, la légèreté de ses seins… Subjugué par sa fraîcheur, doux plaisirs de sa chair…
Douloureuse résiliation frustrative. Je dévore d’un indiscret regard, l’œil ‘intrusif’, dans les rêves de mon être en manque, cette intimité dénudée, exposée à un large public, cette parcelle de grâce féminine, ode à la sensuelle fraîcheur d’une être exquise.
Oh mon Dieu, j’aimerais m’en extirper, j’aimerais furtivement m’éloigner de l’existence pour aller me jeter dans les abysses infernales du Styx pour un fragment de temps.
J’aimerais m’engouffrer dans les flammes dominatrices et punir mon être et mes désirs.
Je ne suis pas d’ici, de votre monde… Je suis une abstraction, un vulgaire blasphème, je ne cesse de me percevoir comme tels… J’appelle mon blaze tel une suffocatrice hérésie… Je dois éviter, encore et encore, l’invitation de la folie qui m’appelle… Encore et encore…
Cette chute vertigineuse dans de neurasthéniques méandres inspirés du lapin blanc… Ne pas encore perdre ma raison… Comme à chaque déconfinement de siècle, avec elle mais sans elle… Au cœur de mon âme il y a cette petite lueur. Celle en péril sur un fil, celle qui se fane.
L’enfer reste, il demeure, encore, toujours. L’enfer de la Terre est ce fade monastère trop machiavélique. Je le maudis par toutes mes entrailles, j’en révèle ainsi toutes mes entailles.
La douleur c’est vivre en suivant la doctrine de ces diaboliques rosaires.
De toutes mes tripes je gerbe sur ces sataniques codes sociétaires. Ces mêmes codes, ceux-là mêmes qui me jugent d’être ce gueux pamphlétaire… Au lieu d’être un cœur en mesure de lui plaire… À elle, ma chère, ma tendre, la jouvencelle… Ma jolie promesse de l’excellence.
Elle n’est qu’à deux centimètres de mes ailes, et pourtant entre elle et moi-même se dressent un millier d’océans contradictoires. Il y’a une horde d’univers qui me séparent d’elle… Combiens de mondes, combiens de royaumes, combiens font obstacles ?…
Ma chère et tendre, cette déesse tellement désirée… Elle qui incarne ma belle Prométhée…
Bien que ce désert ne soit qu’un charmant chaos commercialisé…
Cette foire n’est qu’un violent brasier où la déchéance y a posé son langoureux baiser…
Carnaval désabusé, bal masqué d’un monde aux passions désenchantées.
J’ai essayé de nager vers la surface. Je voulais respirer le même air qu’elles…
Brûlé par leur soleil, j’y ai tutoyé les dagues et les bassesses de leur surface… Sans elles je m’y suis cramé les ailes… Avec l’aile et sans elles, ici-bas, tout se passe et s’y trépasse.
Je voulais savourer la même odeur qu’elles, goûter à la même saveur, sentir cette même fraicheur aux mille plaisirs d’elles, vers leurs surfaces…
Loin d’elles, près d’HELL…
Plaisirs de sa chair, plaisir solitaire. Plaisirs de sa chair, vision éphémère… L’instant de grâce devient moments de schlass. Je retourne à traquer ces maux-dits ‘amours’ tarifés… Au cœur de ma triste âme, il y a cette légère lueur. Celle qui, en péril sur un fil, elle s’éteint et s’y fane.


